“Je me sentais responsable de la beauté du monde.”

Malgré sa grandeur, Rome finira un jour par périr, mais son réalisme romain et son humanisme hérité des Grecs lui font sentir l’importance de penser et de servir jusqu’au bout.” L’amour, la mort, le pouvoir, le bonheur et les regrets. Ce livre est plus qu’un simple récit historique : ce roman est en fait le portrait d’une voix qui va s’éteindre, et qui n’a plus rien à perdre. Les Mémoires d’Hadrien. Marguerite Yourcenar.

Une œuvre qui est à la fois roman, histoire et poésie.

Un être insulté me jetait à la face cette preuve de dévouement; un enfant inquiet de tout perdre avait trouvé ce moyen de m’attacher à jamais à lui. S’il avait espéré me protéger par ce sacrifice, il avait dû se croire bien peu aimé pour ne pas sentir que le pire des maux serait de l’avoir perdu.” (Les Mémoires d’Hadrien. Marguerite Yourcenar p. 220)

Hadrien réfléchit sur la mort de son amant et sur les motivations profondes qui avaient conduit ce jeune Grec, être vulnérable et inquiet, à se perdre dans les eaux. Dévouement, don, protection, voilà le sens qu’il reconnaît dans ce geste ultime auquel Hadrien puise la force de célébrer son attachement immortel à un enfant chéri entre tous, semblable à à un dieu: Antinoüs était mort. Source

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